Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/46

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


cider. Il dépend de vous que je quitte à jamais le voisinage de l’homme, et que je mène une vie innocente, ou que je devienne le fléau de vos semblables, et l’auteur de votre prompte ruine ».

À ces mots, il marcha à travers la glace : je le suivis. Mon cœur était gonflé, et je ne lui répondis pas ; mais, en avançant je pesai les différens motifs dont il s’était servi, et me déterminai du moins à écouter son récit. Cette résolution, dans laquelle la curiosité entrait pour beaucoup, fut confirmée par un sentiment de compassion. Jusqu’à présent, j’avais cru qu’il était le meurtrier de mon frère : je voulus connaî-