Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/52

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la faim, la soif, la lumière et l’obscurité ; d’innombrables sons frappaient mes oreilles, et des parfums divers mon odorat. Le seul objet que je pusse distinguer était la brillante lune, sur laquelle je fixai mes yeux avec plaisir.

» Les jours et les nuits s’étaient déjà succédés plusieurs fois, et l’astre de la nuit était considérablement diminué, lorsque je commençai à démêler mes sensations les unes des autres. Je distinguai insensiblement le clair ruisseau où j’étanchais ma soif, et les arbres qui m’ombrageaient de leur feuillage. Je fus dans l’enchantement d’avoir découvert qu’un son agréable, qui souvent frappait mon oreille, sortait du gosier des petits animaux