Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/60

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champs avec une rapidité dont il paraissait à peine capable à son extérieur débile. Je fus un peu surpris de sa forme, qui ne ressemblait à rien de ce que j’avais vu, et surtout de sa fuite. Mais je fus enchanté en regardant la cabane. La neige ni la pluie n’y pouvaient pénétrer ; la terre était sèche, et elle me présentait alors une retraite aussi délicieuse et aussi belle, que semblait le Pandœmonium aux génies de l’Enfer, après leurs souffrances dans le lac de feu. Je dévorai avec joie les restes du déjeûner du berger, qui consistait en pain, en fromage, en lait et en vin ; mais sans être flatté de ce dernier ob-