Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/62

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gétaux dans les jardins, le lait et le fromage sur les fenêtres de quelques chaumières, excitaient mon appétit. J’entrai dans l’une des plus apparentes ; mais j’avais à peine franchi le seuil de la porte, que les enfans jetèrent des cris, et qu’une des femmes s’évanouit. Tout le village fut en l’air ; les uns se mirent à fuir, les autres à m’attaquer, au point que, fortement meurtri par les pierres et autres projectiles qu’on me lançait, je m’échappai dans la campagne, et me réfugiai, rempli d’effroi, dans une petite cabane abandonnée, et qui me paraissait bien chétive auprès des palais que j’avais vus dans le vil-