Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/77

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rable compagnon. Ils lui rendaient avec grâce tous les petits services d’affection et de devoir ; et ils en étaient récompensés par son bienveillant sourire.

» Ils n’étaient pas entièrement heureux. Le jeune homme et sa compagne se retiraient souvent à l’écart, et avaient l’air de pleurer. Je ne connaissais pas le motif de leur malheur ; mais j’en étais profondément affecté. Si ces aimables créatures étaient malheureuses, il était moins étrange que je le fusse, moi qui étais un être imparfait et isolé. Cependant, pourquoi ces êtres charmans étaient-ils malheureux ? Ils possédaient une maison délicieuse qui, du moins, était telle à mes yeux ; ils n’éprouvaient