Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/9

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à cacher mon chagrin et à consoler mes amis, si le remords ne s’était mêlé à mes autres sentimens. Je ne pus alors répondre à mon père qu’avec un regard de désespoir ; et, depuis, je cherchai à me dérober à sa vue.

Vers cette époque, à peu près, nous nous retirâmes à notre maison de Belrive. Ce changement me fut particulièrement agréable. Notre résidence à Genève n’était pas sans inconvéniens ; car, les portes de la ville étant régulièrement fermées à dix heures, il était impossible de rester plus tard sur le lac. J’étais libre alors.

Souvent, dans la nuit, quand toute la famille reposait, je prenais une barque et passais plu-