Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/91

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comprenais pas alors la signification de ces termes.

» Mes pensées devinrent plus actives ; j’étais impatient de découvrir les motifs et les sentimens de ces aimables créatures ; je cherchais à savoir pourquoi Félix paraissait si malheureux et Agathe si triste. Je croyais, insensé que j’étais ! que je pourrais rendre le bonheur à ces êtres qui le méritaient si bien. Pendant mon sommeil ou loin d’eux, les formes du vénérable aveugle, de la douce Agathe et du bon Félix, se présentaient à mon esprit. Je les regardais comme des êtres supérieurs, qui devaient être les arbitres de ma destinée future. Mon imagination se figurait