Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/114

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PLUIE D’AUTOMNE.


I.

Enfin, voici la pluie & les brumes d’automne !
Le temps est presque froid. Le soleil radieux
Depuis hier au soir nous a fait ses adieux ;
Le ciel, d’un bout à l’autre, est d’un gris monotone.

Sous les arbres feuillus l’ombre se pelotonne,
Bleue & tranquille ; un jour aveuglant, odieux
Cesse de l’accabler de traits insidieux ;
Dans l’accord des couleurs pas une ne détonne.

Le regard ébloui de trop vives clartés,
Brûlé par la splendeur des rayonnants étés,
Se détend, se repose & contemple, paisible,