Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/152

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LA VIE.


Lors de ma dix-septième année,
Quand j’aimais & quand je rêvais,
Quand, par l’espérance entraînée,
J’allais, riant des jours mauvais ;
Quand l’amour, ce charmeur suprême,
Endormait le soupçon lui-même
Dans mon cœur craintif & jaloux ;
Quand je n’avais pas d’autre envie
Que de passer toute ma vie
Entre ma mère & mon époux,

J’avais une joie indicible
À contempler dans l’avenir
Ces tableaux d’un bonheur paisible