Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/154

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Derrière moi, gisent flétries
À chaque étape du chemin.
Cependant que regretterai-je ?
Dès qu’un tourment nouveau m’assiége,
L’Éternel me prend par la main.

J’ai compté plus d’une heure sombre,
Mon espérance m’a menti.
Des maux, des tristesses sans nombre
Courbent mon front appesanti.
J’ai fait l’apprentissage austère
Qu’il faut que toute âme sur terre
Fasse aux dépens de son bonheur ;
Qu’importe ? ma paix va renaître,
Puisque ainsi j’appris à connaître
L’immense bonté du Seigneur !


Septembre 18…