Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/73

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LES REMEMBRANCES.


Il n’est si triste amour qui n’ait son souvenir.
A. de Musset.     


Quel glas de désespoir résonne à mon oreille ?
Je souffre ; mon front brûle & mon corps est transi.
N’aura-t-il point pitié de mes trois ans de veille,
D’angoisse & de souci ?

Depuis trois ans, je crains le coup qui me menace :
Celui que j’aime tant repousse mon amour,
Et l’âpre sentiment de sa froideur tenace
M’accable nuit & jour.