Page:Simon - La Peine de mort, 1869.djvu/38

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


alors, suivant lui, qu’un des incidents de la bataille. Mais ce qu’il contestait pour les crimes ordinaires, c’était le cas de légitime défense. Il pensait que, pour maintenir l’ordre et garantir la sécurité de tous, la Société n’avait pas besoin, ne pouvait jamais avoir besoin de verser le sang. À ses yeux, la peine de mort était barbare, parce qu’elle était inutile. Elle n’était pas seulement inutile. Il traitait d’ignorants et de sophistes ceux qui parlaient de l’exemple, et qui regardaient les exhibitions d’échafauds comme une salutaire leçon de morale. Il soutenait tout au contraire que la cruauté des peines engendre la férocité des mœurs. « Croyez-en mon expérience, disait-il en ces occasions ; le sang appelle le sang. Ceux qui assistent à une exécution avec de mauvais