Page:Smith - Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, Blanqui, 1843, II.djvu/260

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qui suffise non-seulement à défrayer la dépense totale de son propre établissement pendant la paix, mais encore à contribuer au soutien du gouvernement général de l’empire. Chaque province contribue nécessairement, plus ou moins, à augmenter la dépense de ce gouvernement général. Ainsi, si une province particulière ne contribue pas, pour sa portion, à défrayer cette dépense, alors il Lut que la charge retombe inégalement sur quelque autre partie de l’empire. Par une raison semblable aussi, le revenu extraordinaire que chaque province fournit à l’État en temps de guerre doit être, avec le revenu extraordinaire de la totalité de l’empire, dans la même proportion que le revenu ordinaire qu’elle a à fournir en temps de paix. Or, on n’aura pas de peine à convenir que ai le revenu ordinaire ni le revenu extraordinaire que la Grande-Bretagne retire de ses colonies ne sont dans cette proportion avec le revenu total de l’empire britannique. Il est vrai qu’on a prétendu que le monopole, en augmentant les revenus privés des particuliers de