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joyeux appel de quelque pâtre que l’écho répétait en haut dans les rochers.

La matinée s’écoula ainsi sans que les enfants s’en aperçussent. Bientôt le grand-père arriva tenant à la main un plat fumant, car, disait-il, la petite demoiselle devait rester en plein air aussi longtemps qu’il ferait jour. Le repas fut donc servi devant le chalet comme la veille, et mangé avec non moins de plaisir et d’appétit. Après le dîner Heidi poussa le fauteuil de Clara jusque sous les sapins où les enfants avaient décidé de passer leur après-midi à l’ombre et à la fraîcheur, tandis qu’elles se raconteraient mutuellement tout ce qui s’était passé depuis que Heidi avait quitté Francfort. Bien que depuis lors tout eût cheminé du train habituel, Clara avait toutes sortes de communications particulières à faire sur les personnes qui vivaient dans la maison Sesemann et que Heidi connaissait si bien. Elles s’établirent donc tout à leur aise sous les vieux sapins, et plus elles s’animaient dans leur entretien, plus les oiseaux piaillaient et sifflaient au-dessus de leur tête, car ce babil joyeux les mettait de belle humeur, et ils voulaient aussi faire leur partie. Ainsi le temps s’écoula sans qu’on