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dain de l’alpe ; mais il y avait bien des plaisirs en perspective, et du reste on n’avait pas le temps de s’abandonner aux regrets.

La grand’maman s’était déjà levée et avait pris Heidi par la main pour mettre en train le cortége. Elle se retourna tout à coup.

— Qu’allons-nous donc faire de Clara ? s’écria-t-elle tout effrayée, en s’avisant tout à coup que la descente serait beaucoup trop longue pour elle. Mais le Vieux avait déjà comme d’habitude pris sur son bras sa petite malade, et il suivit d’un pas ferme la grand’maman qui fit en les voyant des signes d’approbation ; derrière venait Mr Sesemann, et le cortége se mit en devoir de descendre la montagne.

Heidi ne cessait de gambader à côté de la grand’maman, et celle-ci lui posait toutes sortes de questions sur la grand’mère, désirant savoir comment elle vivait, comment les choses allaient chez elle, surtout en hiver, par le grand froid de la montagne. Heidi la renseigna exactement sur tous les points, car elle savait bien ce qu’il en était. Elle lui raconta comme quoi la grand’mère tremblait de froid dans son coin où elle se tenait toute pelotonnée et lui dit ce qu’elle