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des jeux olympiques

prendre part aux exercices et aux cérémonies religieuses ; mais pas une femme mariée ([1]).


vi
Le Spectacle.

Au lever du soleil on voit de loin le cortège des athlètes s’aligner derrière les robes rouges voyantes des Hellanodices qui sortent du Grand gymnase et se rendant à la chambre du Sénat, Proédria, (qui se trouve dans l’Agora) pour y prêter le serment réglementaire. Là, au pied d’une statue de Zeus Horkios, et sur les membres fumants d’un sanglier, les athlètes prennent les dieux à témoin qu’ils se sont exercés pendant dix mois à des combats semblables à ceux auxquels ils vont se livrer. Ils promettent en même temps de ne point user de ruse. Leurs parents et leurs amis font le même serment.

Cette cérémonie terminée, tous se recueillent alors dans une solennelle attente ; les uns ont pleine confiance dans le succès, d’autres ont eu des visions. La plupart dans le doute, au moment de se rendre dans le stade, adressent chacun en passant une prière et Zeus, puis ils s’acheminent dans les loges du stade qui leur

  1. Une seule femme mariée, la prêtresse de Déméter Chamyne avait, en vertu d’une tradition, le droit d’y assister. Quant aux jeunes filles, il a semblé qu’elles étaient autorisées à circuler dans l’Altis, au moment des fêtes.