Page:Spyridis - Le panorama illustré des jeux olympiques, 1895.djvu/42

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des jeux olympiques

sert de barrière est lâchée : Les athlètes s’élancent dans la lice, courent, volent vers le but avec une rapidité surprenante… Le son des flûtes encourage les efforts des concurrents.

Le héraut proclame le vainqueur, lui remet la palme prise au milieu du stade et qui est le prélude de la couronne. Les applaudissements et les acclamations enthousiastes éclatent de toutes parts. Mais la victoire n’est pas encore définitive. Il faut que tous les groupes de quatre coureurs partent successivement, puis on met aux prises les triomphateurs. Et l’heureux vainqueur parmi ces derniers est l’Olympionice par excellence et c’est lui qui donnera le nom à l’Olympiade.

Aussi, l’enthousiasme, les cris et les applaudissements frénétiques du peuple augmentent, se prolongent ; l’émotion, le délire s’emparent de la foule, lorsque les parents, les amis, les maîtres et les compatriotes du stradiodrome, ivres d’émotion et de joie le soulèvent sur leurs épaules pour le montrer aux assistants qui l’applaudissent de nouveau et le couvrent de fleurs !… Quelques sifflets se font entendre, mais ils sont promptement étouffés : on sait que c’est la jalousie des villes rivales de celle qui a donné le jour au vainqueur qui les a suscités !

La course finie, on procède aux jeux du saut et du disque. Les jours suivants, d’autres athlètes seront appelés à parcourir le diaule et le dolique.


Le Saut.

« Voyez, dit notre guide, les athlètes de saut qui se précipitent au son de la trompette dans la carrière, tenant en leurs mains des contre-poids ou haltères qui facilitent les moyens de franchir un plus grand espace.