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des jeux olympiques

Cette course est de tous les exercices et de tous les combats des jeux olympiques la plus renommée et celle a laquelle tout le monde attache le plus grand honneur.

L’origine en est très ancienne, car elle provient de la coutume, que les princes et les héros d’Homère avaient, de combattre sur leurs chars, où il fallait déployer une grande habileté et une grande adresse, dont la victoire dépendait toujours. Ce soin ne pouvait être confié qu’à des cochers habiles qui étaient extrêmement considérés.

Aussi tous ceux qui se présentaient aux jeux olympiques pour les courses des chars étaient-ils des hommes distingués tant par leur richesse que par leur naissance : tels furent les Alcméonides d’Athènes, Alcibiade et autres personnes illustres. Les rois eux–mêmes ne dédaignaient pas de disputer la couronne, persuadés que le titre de vainqueur dans ces jeux ne le cédait guère en honneur à celui du conquérant, et que la couronne olympique rehaussait de beaucoup l’éclat de leur sceptre.

Les Odes de Pindare nous montrent d’ailleurs que c’est ainsi que pensaient Gélon et Hiéron, rois de Syracuse. Denys, qui y régna longtemps après, porta encore plus loin qu’eux cette ambition, et Philippe, roi de Macédoine fit graver sur les monnaies a son effigie les victoires qu’il remporta dans ces combats et dont il paraissait aussi flatté que de celles qu’il remportait sur les ennemis de l’État.

Il est à remarquer, cependant, qu’il n’est pas nécessaire que ceux qui aspirent à la victoire entrent dans la lice et conduisent eux-mêmes les chars. Il suffit qu’ils soient présents au spectacle ou même qu’ils envoient leurs chevaux et leurs chars. Mais, dans l’un et l’autre cas, il faut d’abord faire inscrire sur les registres les