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le panorama

derrière lui pour l’empêcher de se relever, et la lutte continue ainsi a terre. Ce dernier genre s’appelle alindésis ou kylisis.

Les Lutteurs.

Les lutteurs, comme vous le voyez, se font d’abord frotter et huiler le corps, de même que les coureurs de stade, pour se donner de la force et de la souplesse. Mais comme ces onctions, en rendant la peau des lutteurs trop glissante, leur ôtent la facilité de se colleter (saisir au cou) et de se prendre au corps avec succès, ils remédient a cet inconvénient, tantôt en se roulant à terre, tantôt en se couvrant réciproquement d’un sable très fin, réservé pour cet usage dans les xystes, c’est-à-dire dans les portiques des gymnases. Remarquez, toutefois, qu’il est expressément défendu, dans la lutte, de porter des coups et son adversaire.

Fig. 8. — Lutteurs.

Ces athlètes, qui vont concourir, se rendent dans le portique voisin, où siègent les Hellanodices qui doivent les compter d’abord, puis ils jettent autant de boules de la forme et de la grosseur d’une fève dans une urne, placée devant les Présidents.

Deux boules portent la lettre A, deux autres la lettre B, deux autres la lettre C et la septième la lettre D. On les agite dans l’urne. Chaque athlète en prend une, et l’un des Présidents accouple ceux qui ont tiré la même