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le panorama

Ces monuments, nous dit Pansanias, élevés en l’honneur des femmes, sont la plupart consacrés des femmes Spartiates, Macédoniennes ou Éléennes, victorieuses à la course des chars ou à la course à pied.

Celle–ci est Cynisca, sœur du roi de Sparte Agésilas. Elle disputa le prix de course aux chars dans les jeux Olympiques, y reçut la couronne réservée et fut chantée par les poètes. À Sparte même un monument commémoratif lui fut élevé auprès du Plataniste, la plus grande place de la ville.

Et voici Théagènes, fils de Thimosthènes, de l’île de Thassos. Né vers la fin du vie siècle, il fut contemporain des célèbres statuaires Glaucias d’Égine et Pythagore de Régium, qui coulèrent en bronze quelques-unes de ses nombreuses statues.

À l’âge de neuf ans, Théagènes, revenant un jour de l’école vit sur la place publique une statue en bronze, de je ne sais quelle divinité, qui lui plut fort ; il l’enleva de son piédestal et la plaçant sur ses épaules l’emporta chez lui. Cette action avait irrité contre lui la multitude. Mais par l’entremise d’un personnage marquant et d’un âge vénérable, il fut pardonné, à la condition de reporter la statue de la maison à la place publique. Il remporta aux jeux Olympiques tous les prix pour lesquels il concourut. Aux jeux Pythiens, il obtint trois prix au pugilat et au pancrace ; aux jeux Isthmiques, deux prix dans les mêmes luttes. Mais Théagènes, renonçant à ces exercices, ne songea qu’à se rendre célèbre et la course, parmi les Grecs. Il obtint le prix de dolique. Il le fit pour rivaliser peut-être avec Achille, en remportant le prix de la course dans la patrie du plus vaillant des héros. Il obtint en tout 1400 couronnes !

Cependant, lors de la célébration de la 75e Olympiade, il parut démériter et s’attira une censure sévère. Aux jeux précédents, pendant que Théagènes, remportait le