Page:Stendhal - D’un nouveau complot contre les industriels, 1825.djvu/14

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Mais laissons ces folies, qu’on dirait inventées par quelque aristocrate pour donner un ridicule au peuple, c’est-à-dire à la source de tous les p..... légitimes. Moi aussi j’ai lu Mill, Mac Culoch, Maltus et Ricardo, qui viennent de reculer les bornes de l’économie politique. Plus la France sera imbue des grandes vérités qu’ils ont fait remarquer, moins elle laissera passer de bévues dans la fabrication de son budget, plus elle fera de canaux et surtout de chemins de fer.

Si le nouveau journal se fût borné à répandre ces vérités, que probablement il ignore, tout en lui souhaitant moins d’emphase dans le style et même un peu plus d’esprit, nous aurions fait des vœux pour son succès, mais encore une fois, il réclame impérieusement une dose extraordinaire de considération et de respect pour MM. les banquiers, manufacturiers et négocians, les plus riches [1] ; car, je le répète, tout en désirant sincèrement leur bonheur, on ne peut pas respecter tous les laboureurs, tous les maçons, tous les menuisiers,

  1. Je puis affirmer que rien ne semblerait plus comique en Angleterre que des louanges adressées aux riches manufacturiers. Il y a long-temps que les Anglais sont revenus de ce genre de charlatanisme.