Page:Stendhal - D’un nouveau complot contre les industriels, 1825.djvu/20

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Mais quittons le ton de la plaisanterie, déplacé en un si grave sujet.

Comment l’industrialisme ose-t-il réclamer les premiers honneurs et se préférer aux Dupont (de l’Eure), aux Carnot, aux Bertrand, lorsque même en désintéressement, même dans cette plus facile des vertus, il vient de donner un si étrange exemple à une nouvelle république ?

Je comprends que l’industrialisme, qui peut-être ressent quelque malaise au sujet de certaines opérations, et ne serait pas fâché d’avoir les honneurs de la vertu et les profits de l’emprunt, cherche à se confondre avec la véritable et loyale industrie. Hé bien ! l’industrie le repousse, lui, ses flatteries perfides, et, plus que tout, l’effrayante solidarité de réputation.

Oui, j’ai connu des centaines d’honnêtes négocians de Lyon, de Bordeaux, de Rouen, qui ne voudraient pas avoir participé à certaines opérations récentes, non plus qu’à leurs bénéfices, si énormes qu’ils soient.

Ils ne font pas prôner leur profession comme la seule utile, comme la seule vertueuse, mais ils