Page:Stendhal - Romans et Nouvelles, I, 1928, éd. Martineau.djvu/232

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de cette femme de chambre [1].» Aniken refusa par des motifs de religion. Elle lui dit que maintenant madame Cramer était excellente pour elle, et lui semblait se repentir de la conduite qu’elle avait tenue en arrivant à Aix.

— Je me souviens fort bien, finit-elle par lui dire, des calomnies dont j’ai été l’objet de la part de madame de Larçay ; elles me font un devoir de vous prier instamment de ne plus revenir aux Charmettes.

Quelques jours plus tard, elle alla à Aix ; elle fut fort contente de M. de Ruppert. Madame de Larçay et ses nouvelles amies profitaient de la belle saison pour faire des excursions dans les environs. À une partie de plaisir que ces dames firent à Haute-Combe (abbaye située de l’autre côté du lac du Bourget, en face d’Aix, et qui est le Saint-Denis des ducs de Savoie), M. de Ruppert, qui, d’après les instructions de Mina, n’avait pas cherché à être de la société de madame de Larçay, se fit remarquer errant dans les bois qui environnent Haute-Combe. Les amis de madame de Larçay s’occupèrent beaucoup de cet acte de timidité chez un hommeconnu par son audace. Il leur sem-

  1. Je pense à M. de la Pommeraye, de Jacques lefataliste