Page:Stendhal - Romans et Nouvelles, I, 1928, éd. Martineau.djvu/70

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ROMANS ET NOUVELLES


et enfin par mille petites choses, qu’ils viennent se promener ici sous nos fenêtres précisément à cause de moi. Voudrais-tu, maman, faire le bonheur de ma vie ?

— Et comment, ma fille ? dit Madame Wanghen, un peu effrayée de l’extrême sérieux avec lequel cette question était faite.

— Ce serait de nous mettre d’accord avec mon cousin Wilhelm et de publier que nous sommes toutes les deux entièrement ruinées [1].

— Que dis-tu, chère amie ? dit Madame

  1. À partir d’ici le manuscrit reprend de la main de Stendhal et n’est plus qu’une première ébauche sans doute.

    En face, cette note en dessous du croquis :

    [ici croquis]

    « À quatre heures, le 5 juin, mon ballon qui promène mon imagination, au lieu de se tenir en A comme hier, va trop haut et monte en B, de cette hauteur, je n’ai plus qu’une vue cavalière des objets et non une vue pittoresque ; de là, grande difficulté à écrire. Cela vient de la promenade de trois heures ce matin dans Nantes. 5 juin 1837. » N.D.L.E.