Page:Stendhal - Romans et Nouvelles, I, 1928, éd. Martineau.djvu/82

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CHAPITRE III




U
n jour que Madame Wanghen prenait du thé chez son neveu Wilhelm, c'était la seule maison où le deuil de ces dames leur permît de paraître, elle dit que sa santé l’obligeait à prendre les eaux de Cheltenham en Angleterre. On fut peu étonné de cette résolution. Pierre Wanghen était à la veille de faire le voyage d’Angleterre avec sa femme et sa fille, lorsqu’il avait été enlevé par une mort prématurée [1].

Madame Wanghen ajouta qu’après un séjour de quelques mois en ce pays elle songerait à revenir à Kœnigsberg, peut-être en passant par Paris.

Les jeunes beaux et le général von Landek parurent atterrés de cette phrase qui avait tout l’air d’une déclaration officielle. Deux des plus hardis osèrent bien dire qu’eux aussi devaient aller en Angleterre pour voir les courses et acheter des chevaux.

  1. À partir d’ici, la copie reprend, toujours abondamment corrigée de la main de Stendhal. N.D.L.E.