Page:Stendhal - Vie de Napoléon.djvu/250

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CHAPITRE LX[1]


Toutes les pièces de l’empire semblaient tomber les unes sur les autres. Malgré ces épouvantables désastres, Napoléon avait encore mille moyens d’arrêter le cours de sa décadence. Mais il n’était plus le Napoléon d’Égypte et de Marengo. L’obstination avait remplacé le talent. Il ne put prendre sur lui d’abandonner ces vastes projets, regardés si longtemps par lui et ses ministres comme absolument immanquables. Au moment du besoin, il ne trouva plus autour de lui que des flatteurs. Cet homme, que les féodaux, les Anglais et Mme de Staël représentent comme le machiavélisme incarné, comme une des incarnations de l’esprit malin[2], fut deux fois la dupe de son cœur : d’abord lorsqu’il crut que l’amitié, qu’il avait inspirée à Alexandre, ferait faire l’impossible à ce prince, et ensuite, lorsqu’il pensa que parce qu’il avait épargné quatre fois la Maison

  1. Il y a du décousu dans ce chapitre.
  2. The very paroles of Mme de Staël ; Leviathan, je crois, tome 2.