Page:Sue - Les mystères de Paris, 8è série, 1843.djvu/91

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— ajouta-t-il en s’adressant à la grisette — c’est dommage, mais il faut partir…

– Oh ! merci, merci, monsieur, de nous avoir ainsi laissés causer seuls… J’ai donné bon courage à Germain ; il prendra sur lui pour n’avoir plus l’air si chagrin, et il n’aura plus rien à craindre de ses méchants compagnons. N’est-ce pas, mon ami ?

– Soyez tranquille, dit Germain en souriant — je serai à l’avenir le plus gai de la prison…

– À la bonne heure, alors ils ne feront plus attention à vous — dit le gardien.

– Voilà une cravate que j’ai apportée à Germain, monsieur — reprit Rigolette ; — faut-il la déposer au greffe ?

– C’est l’usage ; mais, après tout, pendant que je suis en dehors du règlement, une petite chose de plus ou de moins… Allons, faites la journée complète… donnez-lui votre cadeau vous-même.

Et le gardien ouvrit la porte du couloir.

– Ce brave homme a raison, la journée sera complète — dit Germain en recevant la cravate des mains de Rigolette qu’il serra ten-