Page:Sue - Martin l'enfant trouvé, vol. 3-4.djvu/223

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Et il regarda de nouveau Basquine avec une expression de tendresse et de commisération profonde, puis il ajouta :

— Et c’est à elle pourtant que je dois aussi une part de ce changement-là… Hier soir, pendant qu’elle chantait… comme pour demander pardon pour moi, mon cœur se fondait en regardant le ciel, et je me disais : on parle du bon Dieu !… comme il serait bon de nous laisser long-temps dans ce pauvre petit coin de terre où nous ne faisons de mal ni de tort à personne ; vivants de cette vie-là, seuls, tous trois, nous deviendrions bons tout-à-fait…, et une fois guéris des palabres du cul-de-jatte, bien résolus à ne plus broncher, nous…

Un fâcheux incident interrompit Bamboche.

Basquine et moi, si préoccupés de ce qu’il nous disait, nous n’avions ni vu ni entendu certain personnage qui, après avoir tourné la masure, vint à nous et nous dit d’une voix formidable :

— Au nom de la loi… je vous arrête… suivez-moi chez M. le maire.