Page:Swift - Gulliver, traduction Desfontaines, 1832.djvu/55

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pieds les corps d’aucuns de nos fidèles sujets, ni de leurs chevaux ou voitures ; il ne prendra aucun de nosdits sujets dans ses mains, si ce n’est de leur consentement.

V. S’il est nécessaire qu’un courrier du cabinet fasse quelque course extraordinaire, l’homme Montagne sera obligé de porter dans sa poche ledit courrier durant six journées, une fois toutes les lunes, et de remettre ledit courrier (s’il en est requis) sain et sauf en notre présence impériale.

VI. Il sera notre allié contre nos ennemis de l’île de Blefuscu, et fera tout son possible pour faire périr la flotte qu’ils arment actuellement pour faire une descente sur nos terres.

VII. Ledit homme Montagne, à ses heures de loisir, prêtera son secours à nos ouvriers, en les aidant à élever certaines grosses pierres, pour achever les murailles de notre grand parc et de nos bâtiments impériaux.

VIII. Après avoir fait le serment solennel d’observer les articles ci-dessus énoncés, ledit homme Montagne aura une provision journalière de viande et de boisson suffisante à la nourriture de dix-huit cent soixante et quatorze de nos sujets, avec un accès libre auprès de notre personne impériale, et autres marques de notre faveur. Donné en notre palais, à Belsaborac,