Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/172

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XCIX


Quand je lâcherai le gouvernail, je connaîtrai que le temps est venu que tu le prennes. Ce qu’il y aura à faire, aussitôt sera fait. Vaine est ma peine.

Alors résigne-toi, mon cœur ! sans bruit consens à ta défaite, et tiens pour bonne fortune de reposer, et tout tranquille, là où tu as été placé.

Ces lampes sans cesse s’éteignent au plus petit souffle du vent ; dans l’effort de les rallumer, sans cesse j’oublie tout le reste.

Mais, cette fois, je serai sage ; j’attendrai dans le noir, étalant mon tapis sur le sol, et quand il te plaira, mon Seigneur, approche-toi sans bruit : voici ta place !