Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/173

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C


Je plonge aux profondeurs de l’océan des formes, dans l’espoir d’atteindre la perle parfaite et sans forme.

Je ne navigue plus de havre en havre dans cette barque battue par la tempête. Les jours sont loin où je faisais mon jeu d’être secoué par les flots.

Et maintenant j’aspire à mourir dans ce qui est sans mort.

Dans la salle d’audience, prés de l’abîme sans fond d’où émane une musique sans notes, je saisirai la harpe de ma vie.

Je t’accorderai selon le mode de l’éternel, harpe ! et quand aura vibré ton suprême sanglot, aux pieds du Silencieux, je te reposerai silencieuse.