Page:Tharaud - Dingley.djvu/165

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l’opinion, écrire ceci, écrire cela… Mais à quoi bon ? à quoi bon ?


Il ressassait ces pensées, quand un jour il vit s’avancer, sous les feuillages de l’allée, ses voisins de Rosendaal.

Du plus loin qu’elle l’aperçut, Madame du Toit courut à lui, et se laissant tomber à genoux au milieu de la fourmilière, elle se mit à le supplier d’une voix qu’entrecoupaient les sanglots :

— On doit avoir pitié des enfants ! Lucas est parti, vous le savez, contre notre volonté… Mon mari a toujours été un loyal sujet de la Reine… Un mot, un seul mot de vous ! Ils ne vous refuseront pas sa grâce !…

Insoutenable spectacle, cette femme qui pleurait, s’embrouillait et n’arrivait pas à expliquer clairement ce qu’elle attendait de lui ! Dingley l’avait relevée et l’écoutait avec l’énervement qu’il éprouvait toujours à voir le désordre d’un sentiment qui ne se domine pas. Sans rien faire pour arrêter ce flot tumultueux de paroles, il tenait ses regards