Page:Tharaud - Dingley.djvu/175

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


le banc où la vieille Madame du Toit avait coutume de venir s’asseoir.

À quelques jours de là, la vieille femme trouvait les fleurs fanées et les vers que la rosée avait presque effacés. Ils ne rallumèrent aucune espérance dans son cœur, comme si avec Lucas était morte la liberté de la Patrie.


Deux jours plus tard, le romancier et Mistress Dingley quittaient pour toujours Dossieclipp.

Lorsqu’ils passèrent devant la ferme de Rosendaal, triste sous le soleil comme une machine à battre arrêtée, ils aperçurent le petit David, assis au bord de la route. Mistress Dingley détourna la tête, et le romancier pensa : Voici pour moi, dans cette guerre, le véritable vainqueur !

Dans l’air calme, vibrant de lumière, le kopje se dressait éblouissant. Tout à la cime le vieil aigle lissait ses plumes au soleil. À ces roches solitaires ils abandonnaient leur enfant. Et Dingley avait l’impression