Page:Tharaud - Dingley.djvu/65

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voûtes de Westminster, ou le gémissement de la chaise que Cecil Rhodes, alourdi par une graisse malsaine, chevauchait dans l’office de la D. C. F. Cie, un jour qu’il discutait devant lui le plan d’une voie ferrée reliant le Cap au Caire.

Enfin, après dix jours de mer, on commença de respirer cette odeur d’orange et de poivre, qui est l’odeur du Sud-Afrique. Bientôt, les collines luxuriantes qui dominent Capetown, élevèrent par degrés leurs paisibles terrasses. Les passagers les contemplèrent avec curiosité, mais de leurs regards rien n’est resté, pas plus que du sillage du navire sur les eaux. Debout comme eux à l’avant du steamer, Dingley fixa les yeux sur ces nobles collines, et ce poème retiendra pour longtemps son regard dans la mémoire des hommes :


Si tu traverses le monde, demande-toi, ô Voyageur, quel est Le principe de la vie du peuple que tu visites, et dans lequel il ne saurait vivre. Derrière la table de ces collines qui barrent