Page:Tharaud - Dingley.djvu/83

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« C’est une de ces minutes heureuses qu’est venu chercher ici un gentilhomme français, M. de Villebois-Mareuil, dont j’apprends la mort à l’instant. Il était accouru au Transvaal défendre la cause des Républiques, dégoûté, m’a-t-on dit, du régime anarchique de sa patrie, ou poussé par un désespoir d’amour. Sa fin ressemble à un suicide. C’est, en tous cas, un sacrifice inutile. Un pareil type d’aventurier est encore ce que la France produit de mieux aujourd’hui, mais je ne sais rien de plus triste que de l’énergie gâchée… Ce Monsieur de Villebois nous détestait, paraît-il. On lui prête pourtant le regret de ne pas être né chez nous. Certes, chez nous il eût trouvé son emploi !

« Comment vivez-vous ? que fait Archie ? que devient-on à Rosendaal ? »


Mistress Dingley répondit :

« Votre course dans le Veld, votre agitation, mon ami, et tout ce que vous voyez et tout ce que vous entendez ne vous