Page:Theuriet - Bigarreau, 1886.djvu/288

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vait avec peine : — Vous partez toujours au mois de janvier ?

Elle répondit par un signe de tête affirmatif.

— Ne regrettez-vous pas de quitter Paris ?

— Oh ! si… Cela me fait gros cœur… Mais quoi ? Cette place est pour nous une bonne fortune et grand’mère pourra du moins vivre en paix pendant ses dernières années.

— Et si je vous donnais un moyen de rester à Paris, tout en assurant le repos et le bien-être de Mme Blouet ?

— Oh ! monsieur ! s’exclama la jeune fille dont le visage s’épanouit.

— C’est un moyen héroïque, reprit-il en hésitant ; vous le trouverez peut-être au-dessus de vos forces.

— Je suis courageuse… Dites seulement, monsieur.

— Eh bien ! mademoiselle… Il s’arrêta pour reprendre sa respiration ; puis, très vite, presque rudement, il’ajouta : — Voulez-vous m’épouser ?

— Mon Dieu !… balbutia-t-elle, et l’émotion la laissa sans voix.

Tout en exprimant une violente surprise, sa