Page:Thieme - Guide bibliographique de la littérature française de 1800 à 1906, 1907.djvu/12

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VI
AVANT-PROPOS

qui occupèrent d’abord l'opinion publique, à quel point ils furent appréciés, et comment furent acceptées les idées qu’ils avançaient. Ce furent souvent les périodiques étrangers qui exprimèrent les premiers leurs vues, leurs sympathies : tel fut le cas pour Balzac.

La critique ayant déjà tant dit sur les auteurs, c’est à son tour maintenant de devenir elle-même l’objet d’une étude spéciale qui nous indiquera son évolution, ses changements de vues : voir, par exemple, les articles sur Balzac, Taine, Victor Hngo, etc. Les titres seuls des études nous montrent sous combien de rapports différents les auteurs ont été étudiés : « V. Hugo chez lui », « V. Hugo le philosophe, etc. » Ces titres indiquent encore assez souvent le lien que certains ouvrages ont entre eux, ainsi que les idées, les théories qu’ils avancent ; par exemple : "Les origines du roman d’idées ; Dominique, Volupté, Adolphe."

Le présent travail ne saurait avoir d’autre prétention que de montrer le chemin à ceux que des études bibliographiques pourraient intéresser. Il serait facile de présenter des excuses, ou tout au moins des explications pour les lacunes et les défauts qu’on y trouvera sans doute. Une question qui nous a été presque constamment posée est celle-ci : Indiquez-vous la nature ou l’importance des références ? A part la raison donnée plus haut, est-il besoin de dire que l’étendue seule du champ étudié rendait une telle tâche impossible ? A cette première difficulté s’ajoutait encore l’insuffisance des renseignements fournis par les bibliographies traitant de sujets spéciaux, qui toutes sans exception négligent ou omettent les périodiques ou les livres étrangers. On comprendra également qu’on n’ait pas pu faire figurer systématiquement les journaux quotidiens dans la liste des références. Enfin, il n’a pas toujours été possible de se procurer des renseignements complets, en particulier lorsque ces renseignements étaient obtenus de seconde main, ou pris dans des tables, périodiques, etc.

Les sujets traités dans nos divisions (Seconde Partie, A. 1, 2, 11 ; B. 12-29), ont été ajoutés à titre d’essai, pour aider à l’étude de la littérature dans ses grandes lignes : nous n’aurions pu songer à être complet. C’est du reste une idée de la dernière heure.

Les références concernant les écrivains qui n’appartiennent pas exclusivement à la littérature, comme Gambetta, Levasseur, Pasteur, etc., ne sauraient non plus être complètes, ces auteurs n’ayant été traités ici qu’au point de vue littéraire, et toute référence en dehors de la littérature proprement dite ayant été négligée. Plusieurs d’entre eux ont été ajoutés après coup, pour complaire à quelque demande spéciale, ou parce que leur nom avait été suggéré par quelques-unes des autorités que nous avions consultées sur le choix des auteurs. Tel est du reste le cas de certains écrivains dont les références pourront sembler incomplètes.

La versification paraît être le seul sujet qui se prête à un groupement systématique ou à l’analyse ; le même travail a été tenté pour le théâtre, etc., mais sans arriver à des résultats satisfaisants.

Il est probable que la présence ou l’absence de certains noms causera à quelques-uns de la surprise, provoquera même chez d’autres quelque animosité. C’était là le problème le plus délicat à résoudre. Notre premier choix contenait les noms des auteurs que nous considérions comme universellement reconnus. Cette liste fut envoyée à plusieurs littérateurs distingués, et c’est sur leur conseil que nous avons ajouté beaucoup de noms sur l’importance desquels, comme sur celle de beaucoup d’autres, du reste, l’avenir aura à se prononcer.

La nature même d’une étude bibliographique demande que l’on suive pour les références l’ordre chronologique plutôt que l’ordre alphabétique. Il a aussi paru préférable de donner séparément les références de livres et celles d’articles de périodiques.

Ayant trouvé qu’il nous était impossible d’indiquer tous les cas où un article de revue avait plus tard été réimprimé dans un livre, nous avons, afin d’éviter toute confusion, omis complètement ces contreréférences.

Les références antérieures à 1800 ont été données sans ordre bien arrêté ; celles de la plupart des périodiques vont jusqu’à la fin de 1905 ; on trouvera du reste à l’index, après le nom de chaque revue, des renseignements à ce sujet. La date placée après le titre d’un livre est celle où l’article contenu dans ce livre parut d’abord dans une revue. Toutes les fois qu’un livre contient cinq références ou plus, la liste complète des sujets traités dans ce livre est donnée à la fin de ce volume sous la rubrique 29.

Les prix représentent, pour les livres français, des francs, pour les livres allemands, des marks, etc. Pour les ouvrages français à 3 frs. 50, la mention du prix a été omise. D’ailleurs, notre Guide n’a pas la prétention d’être un Catalogue à prix marqués. Nous avons en effet indiqué non seulement les livres en vente, mais encore ceux qui sont épuisés et ne peuvent plus