Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol10.djvu/123

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XV

Rostov, avec son œil perçant de chasseur, aperçut l’un des premiers ces dragons français bleus qui poursuivaient nos uhlans. Les uhlans, dont les rangs étaient rompus, et les dragons français qui les poursuivaient s’avancaient de plus en plus. On pouvait déjà voir comment ces hommes, qui semblaient petits au pied de la colline, se heurtaient, s’attaquaient l’un l’autre et agitaient leurs bras ou leurs sabres.

Rostov regardait comme une chasse à courre ce qui se faisait devant lui. Il sentait que si l’on se jetait maintenant avec les hussards sur les dragons français ils ne résisteraient pas, mais ce devait être fait tout de suite, immédiatement, sans quoi ce serait trop tard. Il regarda autour de lui. Le capitaine était tout près, lui non plus ne quittait pas des yeux la cavalerie, en bas.