Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol10.djvu/311

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XIV

— Eh bien ! est-elle gentille ? Va, mon cher, un charme, c’est ma rose, et elle s’appelle Douniacha… Mais, Iline, en regardant le visage de Rostov, se tut. Il vit que son héros, le commandant, se trouvait dans une tout autre disposition d’esprit.

Rostov regarda méchamment Iline et sans lui répondre se dirigea à pas rapides vers le village.

« Je leur montrerai, je leur ferai voir, les brigands ! » se disait-il.

Alpatitch, en trottant le plus vite possible, rejoignit Rostov.

— Quelle décision daignez-vous prendre ? lui demanda-t-il.

Rostov s’arrêta et, en serrant les poings, l’air menaçant, il s’avança brusquement vers Alpatitch.

— Décision ! Quelle décision ! Vieux fainéant ! lui cria-t-il. Qu’est-ce que tu attends ? Les paysans