Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol10.djvu/319

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Rostov était très agréable. Quand il se la rappelait, il devenait gai et quand les camarades, après avoir appris l’aventure qui lui était arrivée à Bogoutcharovo, le plaisantèrent, disant qu’il était parti chercher du foin et avait accroché la plus riche fiancée de Russie, Rostov se fâcha. Il se fâchait précisément parce que l’idée du mariage avec la douce, agréable et très riche princesse Marie, plusieurs fois, malgré lui, lui était venue en tête. Pour lui, personnellement, Nicolas ne pouvait désirer une femme meilleure que la princesse Marie. Son mariage avec elle ferait le bonheur de la comtesse sa mère et réparerait les affaires de son père et même — Nicolas le sentait — ferait le bonheur de la princesse Marie.

Mais Sonia ! Et la parole donnée ? C’est pourquoi Rostov se fâchait quand, en plaisantant, on lui parlait de la princesse Bolkonskï.