Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol10.djvu/392

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


et partageait leur opinion, mais précisément à cause de cela, il ne pouvait comprendre comment celui qui les avait placées sous la montagne avait pu faire une faute si grossière, si évidente.

Pierre ne savait pas que ces troupes étaient placées non pour la défense de la position, comme le pensait Benigsen, mais qu’elles étaient placées dans un endroit caché, en vue d’un guet-apens, c’est-à-dire pour être inaperçues et se jeter à l’improviste sur l’ennemi avancé.

Benigsen ne le savait pas et déplaçait des troupes avantageuses, selon ses considérations particulières, sans en informer le commandant en chef.