Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol10.djvu/413

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XXVI

Le 25 août, la veille de la bataille de Borodino, le préfet du palais impérial français M. de Beausset et le colonel Fabvier rejoignaient Napoléon dans son camp de Valouiévo, le premier de Paris, le second de Madrid.

M. de Beausset, s’étant revêtu de l’uniforme de cour, ordonna de porter devant lui un colis qu’il avait apporté pour l’empereur et il pénétra dans la première chambre de la tente de Napoléon où, en causant avec les aides de camp qui l’entouraient, il se mit à ouvrir la boîte.

Fabvier, sans entrer dans la tente, s’arrêta près d’elle dans la cour, avec les généraux qu’il connaissait.

L’empereur Napoléon, n’était pas encore sorti de sa chambre à coucher, et terminait sa toilette.

En soufflant et toussotant, il tournait tantôt son gros dos, tantôt sa poitrine grasse, velue, sous la