Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol11.djvu/219

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


cendirent et s’assirent sur les marches de la voiture.

— C’est plus à gauche… Comment donc Mitistchi… là, et c’est tout à fait à l’opposé.

Quelques autres se joignirent aux premiers.

— En voilà ! Ça brûle. Voyez-vous ! C’est l’incendie à Moscou, soit dans Souchevskoï, soit dans Rogojskoï.

Personne n’objecta rien et assez longtemps tous en silence, regardèrent la flamme lointaine du nouvel incendie.

Un vieux valet de pied du comte, Danilo Terentitch, s’approcha du groupe et appela Michka.

— Qu’y a-t-il ici que tu n’as pas vu ? polisson ! Le comte appelle et il n’y a personne. Va préparer les habits.

— Mais j’ai seulement couru chercher de l’eau, répondit Michka.

— Et qu’en pensez-vous, Danilo Terentitch, paraît que c’est une lueur de Moscou, dit un des valets.

Danilo Terentitch ne répondit rien et de nouveau tous se turent. La lueur grandissante s’étendait de plus en plus loin.

— Que Dieu nous garde ! Le vent et l’air sont secs, dit une voix.

— Regarde comme ça marche. Oh Seigneur ! Dieu Seigneur ! Garde-nous, pécheurs !

— On éteindra probablement.