Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol11.djvu/89

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XV

Madame Schoss, qui était allé voir sa fille, augmenta encore plus la peur de la comtesse par les récits de ce qu’elle avait vu rue Miasnitzkaïa, près du dépôt de spiritueux : dans la rue, elle n’avait pas pu passer à cause d’une foule de gens ivres qui criaient là. Elle avait été obligée de prendre une voiture et de faire un détour pour rentrer chez elle. Le long du chemin, le cocher lui avait raconté que le peuple avait brisé les fûts dans l’entrepôt, que c’était maintenant l’ordre d’agir ainsi.

Après le dîner, tous les familiers des Rostov se mirent, avec une hâte fébrile, à emballer les objets et à faire les préparatifs du départ. Le vieux comte restait là tout l’après-midi, allant sans cesse de la cour à la maison et criant aux domestiques de se hâter encore davantage. Pétia donnait des ordres dans la cour. Sonia ne savait que faire avec les