Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/149

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l’impôt de 27 k. 5, mais aussi pour les fournitures scolaires et pour les bâtiments, dont la construction est laissée à la volonté des communes, et cela étant, les communes ne seront pas avares, mais sous ce rapport, rivaliseront entre elles. C’est peu de dire que les communes ne regretteront pas leur argent, chaque école aura un curateur ou une curatrice, et ces personnes, sympathiques à l’instruction publique, — elles seront riches — il faut le supposer, viendront en aide à l’école par leurs moyens matériels ainsi que par leurs conseils. Chaque faute du maître ou tout malentendu de la part des parents sera réparé par le curateur ou par l’arbitre territorial qui consacreront volontiers une partie de leurs loisirs à la sainte œuvre de l’instruction publique, qui excite la sympathie de tous les Russes éclairés. Le temps consacré aux études ne fatiguera pas fort l’esprit des élèves. Tout l’été sera consacré aux travaux champêtres.

Le programme scolaire comprendra les connaissances les plus essentielles et aidera à fortifier dans le peuple les idées religieuses et morales. Les personnes malveillantes, grossières, ignorantes qui seront obligées de déclarer l’ouverture de leur école, par cela même seront soumises à la surveillance des autorités et privées de la possibilité d’exercer une influence nuisible. Les écoles gouvernementales, naturellement, seront si parfaites que la concurrence des écoles privées sera impossible,