Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/186

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dans une auréole : savant, littérateur, fonctionnaire.

Parmi les matières enseignées à l’université, il n’y en a pas une qui soit applicable à la vie et on les enseigne toutes de la même façon qu’on apprend par cœur le psautier et la géographie d’Obodovsky. Je mets à part seulement les sciences expérimentales, chimie, physiologie, anatomie, même l’astronomie pour lesquelles on force les étudiants à travailler ; toutes les autres sciences : philosophie, histoire, droit, philologie s’apprennent seulement par cœur afin d’y répondre à l’examen, à l’examen de fin d’année ou à l’examen de sortie, c’est la même chose. Je vois d’ici le mépris hautain des professeurs qui liront ces lignes, ils ne daigneront pas s’en irriter ni descendre de la hauteur de leur majesté pour prouver au romancier qu’il ne comprend rien à cette œuvre importante et mystérieuse. Je le sais, mais je ne puis nullement, à cause de cela, changer les conclusions de la raison et de l’observation. Je ne puis nullement admettre avec messieurs les professeurs le mystère qu’on fait autour des études, indépendamment de la forme et du contenu des cours des professeurs. Je n’admets pas tout cela de même que je n’admets pas l’influence mystérieuse et inexpliquée de l’éducation classique sur laquelle on ne croit plus même nécessaire de discuter. Quel que soit le nombre de sages reconnus par tout le monde et d’hommes respectables par