Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/401

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quelconque de sauvegarde de cette parole vivante. Si elle doit se développer, elle tend à le faire indépendamment et seulement d’une façon conforme à toutes les conditions de la vie. Aussitôt que vous voulez saisir ces mots, les inclure dans une forme, les tailler et leur donner des ornements qui, selon vous, sont nécessaires, aussitôt cette parole se contracte, se cache, et, entre vos mains, il ne reste qu’une coquille sur quoi vous pouvez expérimenter vos ruses sans nuire ni être utile à cette parole que, jusqu’ici, vous avez désiré former. Dans la deuxième classe, nous continuons l’analyse logique et grammaticale, l’exercice du développement des propositions, mais cela marche mal et bientôt, je pense, disparaîtra de soi-même. En outre, comme exercice de la langue, bien que pas du tout grammatical, nous employons le procédé suivant :

1o Avec certains mots, nous proposons de former des phrases. Par exemple, nous écrivons ; Nicolas, bois, appendre, et l’un écrit : « Si Nicolas ne coupait pas de bois, il viendrait apprendre ». Un autre : « Nicolas coupe bien le bois, il faut apprendre chez lui, etc. » ;

2o Nous faisons composer des vers d’une certaine mesure ; cet exercice occupe surtout les élèves les plus avancés ;

3o C’est l’exercice qui a le plus grand succès dans la petite classe : on donne un mot quelconque, d’abord le nom, puis l’adjectif, puis l’adverbe ; un