Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/423

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


école de district ou d’une école allemande où, pendant la leçon, tout est calme, et donnez l’ordre de continuer de travailler. Une demi-heure après, approchez-vous de la porte : la classe est animée, mais le sujet de l’animation n’est pas la leçon, c’est ce qu’on appelle la dissipation. Dans nos classes nous avons fait souvent cette expérience : nous sortions au milieu de la leçon, quand déjà les élèves avaient beaucoup crié ; quand nous nous approchions de la porte, toujours nous entendions que les enfants continuaient à réciter, en se corrigeant et se contrôlant mutuellement, et souvent, au lieu de profiter de notre absence pour faire des polissonneries, ils se taisaient tout à fait.

Cependant, pour cet ordre, comme pour la tenue sur les bancs et l’interrogation isolé, il y a des procédés particuliers, pas difficiles, mais qu’il est nécessaire de connaître et sans lesquels les premiers essais peuvent être infructueux. Il faut prendre garde qu’il n’y ait pas de criards qui répètent les dernières paroles seulement pour faire du bruit. Il ne faut pas que le plaisir de faire du bruit soit leur but principal. Il faut se rendre compte si quelques-uns peuvent raconter tout seuls et s’ils se sont approprié le sens. Si les élèves sont nombreux, il faut les diviser en plusieurs sections et les forcer à raconter section par section.

Il ne faut pas craindre qu’un nouvel élève ne reste parfois pendant un mois sans ouvrir la bouche. Il