Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/121

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à les couver. L’hirondelle l’aperçut et dit : « Es-tu sotte ! Tu les couves et, quand ils seront éclos, ils te mordront la première. »


Le Vieux Cerf et le jeune Cerf.

Un jeune cerf dit une fois à un vieux : « Père, tu es plus grand et plus vif que les chiens, tu as en plus de grandes cornes pour te défendre, pourquoi donc as-tu peur des chiens ? » Le cerf se mit à rire et dit : « Enfant, tu as raison ; le seul malheur c’est que dès que j’entends les aboiements d’un chien, je n’ai pas le temps de réfléchir, car je cours déjà. »


Le Renard et les Raisins.

Un renard vit des grappes de raisin mûr qui pendaient. Il se mit en devoir de les atteindre. Il fit de longs efforts mais n’y put parvenir. Pour étouffer son dépit il s’écria : « Ils sont encore verts ! »


Les Servantes et le Coq.

Une patronne éveillait ses servantes la nuit et, dès le chant du coq, les mettait à l’ouvrage. Les servantes s’en plaignaient. Elles décidèrent de tuer le coq afin qu’il n’éveillât plus la patronne. Ce projet fut mis à exécution. Mais ce fut bien pis.