Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/128

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un corroyeur. Quand le pauvre cheval aperçut dans la cour des peaux de chevaux, il se mit à gémir : « Oh ! malheureux que je suis, s’écria-t-il, mieux valait rester chez mes anciens maîtres. Maintenant je vois bien que ce n’est pas pour mon travail que l’on m’a vendu, mais pour ma peau ! »


Le Vieillard et la Mort.

Un jour, un vieillard, ayant coupé du bois, l’emporta sur son dos. Il devait le porter loin et il n’en pouvait plus. Posant alors sa charge, il s’écria : « Oh ! si la mort venait ! » La mort se présenta et lui dit : « Me voici, que veux-tu ? » Le vieillard effrayé répondit : « Que tu m’aides à relever mon fardeau ! »


Le Lion et le Renard.

Un lion, devenu vieux, ne pouvait plus poursuivre sa proie. Il trouva moyen d’y remédier par la ruse. Il s’installa dans son antre, s’allongea et feignit d’être malade. Des bêtes venaient prendre de ses nouvelles. Il mangeait celles qui entraient dans sa caverne. Le renard le comprit. Il s’installa à l’entrée de la caverne et dit : « Eh bien, lion, comment vas-tu ? » Le lion répondit : « Mais pourquoi n’entres-tu pas ? » Et le renard lui dit : « Je n’entre pas, parce que, d’après les traces, je vois